Un nouveau début....

Un nouveau début....
Une nouvelle histoire...
Les mêmes personnages, pourtant si différents...
Des débuts difficiles...
Un simple regard qui peut tout changer...
Une nouvelle fiction, la mienne.
La lirez-vous ?

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Hallo tout le monde !

Et oui, je suis de retour (pour vous jouer...ok, je sors =D) !
Pour ceux qui ne me connaissent pas, ma première fic vous interessera peut-être...

J'espère de tout coeur que cette fic vous fera vivre autant qu'elle me fait vivre quand je l'écris...

Excusez les quelques fautes qui traîneront par-ci par là, même si ça n'est pas dans mes habitudes...

Rien à ajouter, si ce n'est....Soyez honnêtes, et surtout imaginatifs !

Gros bizouxxx !!!

Anonyymal

PS : Mon blog perso si ça intéresse quelqu'un...vous risquez d'être surpris (pas de TH en vue...)

# Posté le samedi 12 juillet 2008 13:18

Modifié le vendredi 19 juin 2009 10:59

Prévention

Prévention

# Posté le samedi 12 juillet 2008 13:34

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 12:58

Chapitre 1 La liberté, c'est d'avoir le choix de ses chaînes pour se jeter dans l'arène

Chapitre 1 La liberté, c'est d'avoir le choix de ses chaînes pour se jeter dans l'arène
Lundi 2 Septembre 2008_5h30

Les rayons du soleil transpercent les rideaux. Les oiseaux gazouillent, le soleil brille. Une belle journée s'annonce. Mais pas pour moi. Je me sens lasse, fatiguée. Comprenez-moi : 18 ans déjà que je vis, que je vais au bahut tous les jours (ou presque), que je joue mon rôle de petite fille sage. 18 ans. Ce qui équivaut grosso modo à 216 mois, sans compter les années bissextiles, soit 6570 jours, 157 680 heures, 9 460 800 minutes, et enfin 567 648 000 secondes. Je sais. Maintenant vous comprenez un peu mieux l'envie que j'aie de rester dans mon lit. Ne vous méprenez pas ; je ne suis pas égoïste, et je plains de tout mon c½ur tous ces petits vieux, dont l'âge canonique dépasse parfois le centenaire. Mais voyez-vous, à ce moment précis de ma vie, je m'en contrefiche, des petits vieux. Eux, au moins, ils peuvent se prélasser, au fin fond de leur retraite, gracieusement payée par nos impôts. Bon, d'accord, ils ont bossé toute leur vie (40 ans de cotisation, pour être précis), et ils l'ont bien mérité. Mais il n'empêche. A ce rythme là, je suis morte et enterrée l'année prochaine. Je vais vous l'expliquer d'une autre façon.
Il y a des jours où on rêve de rester couché. Vous connaissez ça, bien sûr. Ces jours où votre pauvre petit réveil connaît sa triste fin. Comment est-il mort ? Assassiné. Ratatiné sur un mur, aplati par votre main. Et pourquoi ça ? Parce que VOUS l'avez réglé la veille, pour qu'il sonne à 5h30 du mat'. Sauf que le lendemain matin, votre réveil, vous le haïssez de toutes vos forces, et qu'en général, vous en arrivez à la conclusion qu'il ne vous reste que le meurtre pour vous calmer. Bien évidemment, vous connaissez ça. Et une fois que vous avez terminé votre sale besogne de mafieux, les raisons du pourquoi vous avez réglé votre réveil aussi tôt la veille vous sautent aux yeux. Sur ce point, j'en conviens, elles sont diverses et variées. Soit vous avez fait la bêtise de faire des gosses, et si c'est le cas, il vous faut vous lever hyper tôt pour aller bosser, et par conséquent, les nourrir. Soit vous n'avez pas fait de bambins, mais vous vous ennuyez tellement enfermé dans votre petit studio que vous préférez encore aller bosser au cybercafé d'en face. Ou alors, vous avez tout bonnement un déjeuner chez votre belle-mère adorée, et que votre chère et tendre vous a confié une liste de cadeaux que vous achetez, évidemment, à la dernière minute. Si aucun des choix précédents ne vous correspond, il ne reste qu'une seule option, qui malheureusement est la raison de cet horrible crime de réveil : C'est le jour de la rentrée des classes. C'est mon cas. Rendez vous compte : Je n'ai pas de gosses à nourrir, moi, mais je dois quand même aller bosser (et bénévolement en plus !) dans ce bahut pourri. Alors, quand, ajouté à cela, il fait beau dehors, je vous jure que mon réveil a bien mérité de mourir. Vous comprenez mieux maintenant, non ?

Enfin bref. Il y a des jours comme ça ...

Je m'extirpe enfin de mes draps, avant d'entendre le cri de harpie de ma maman chérie, qui me répète inlassablement que je vais être en retard. Je me dirige vers la salle de bains, avec l'impression de porter toute la misère du monde sur mon dos. Oui, je sais ce que vous allez me dire, je vous entends d'ici. Non, je ne suis pas une Africaine qui crève la dalle ; non, je ne suis pas soldat en Irak ; non, je n'ai pas l'intention de me suicider et non, je ne vis pas sous les ponts de Paris. Je sais ce que vous brûlez d'envie de me dire. J'ai de la chance, oui, je sais. Et bien je vais quand même retrouver mes horribles profs, mes pseudos amis qui m'utilisent quand ils ont besoin de pleurer et surtout cette routine de merde. Et toc. Et, au cas où vous ne l'auriez toujours pas compris, c'est pas spécialement réjouissant.

Ca y est. Je suis prête. Mon look ? Basique. Slim noir, tee-shirt rouge avec une grosse tête de mort argentée, histoire de bien montrer tout de suite aux profs que je les emmerde. Aux pieds, converses rouges. Ouais, je sais, ça fait rockeuse. Quand on passe son temps à écouter du rock, et ce depuis toute petite, ça semble normal. Qui plus est, quand votre père vous a emmené dès vos 8 ans à tous les concerts de rock de la région. Et quand, en plus, vous faites vous-même du rock, que vous écrivez vos textes, et que vous faites vos mélodies, c'est compréhensible. Je me coiffe à la va-vite, pour me donner le genre « sortie du lit ». Certains trouvent ça con, moi, j'adore. Et ça me fait gagner du temps le matin. Je cerne mes yeux de noir. C'est mon seul maquillage. Le reste me semble superflu et inutile. Le coup du fard à paupières noir est aussi inutile que le rose à lèvres ou le blush, me direz-vous. Oui mais voilà. J'ai des idées farfelues, je sais, mais je les assume. Je me regarde une dernière fois dans la glace embuée. Ca aussi, je suis sûre que vous connaissez. Ces jours où, quand vous vous contemplez dans le miroir, vous trouvez un mix entre Quasimodo, E.T, et Pikachu...Oui, oui, vous connaissez.

De retour dans ma chambre, je jette rapidement un bloc-notes et une trousse dans mon sac. Je mets mon baladeur dans ma poche, et je descends. J'avais promis à ma mère de faire mon lit ? Tant pis. En tant que mère au foyer, elle pourra bien le faire à ma place. Enfant pourrie gâtée, oui je sais.

Je descends à la cuisine, et retrouve ma mère et mon frère en train de déjeuner. Mon père est déjà parti, comme toujours. Je leur fais un bisou rapide sur la joue, et me sers un verre de jus d'orange.


- Alors petite s½ur, prête pour ta rentrée en terminale ? Une année importante la terminale...

Gauthier, mon frère aîné. 20 ans et déjà au boulot. Il est photographe professionnel. J'adorerais pouvoir vivre ma passion à fond, comme lui. Mais vu que ma passion à moi, c'est le chant, ça risque d'être un peu plus compliqué. Toujours à me taquiner, toujours à faire chier le monde, mais aussi toujours là quand ça va mal. Le grand frère type quoi.

- Haha très drôle Gauthier... Tu sais que le rôle de papa poule ne te convient absolument pas ? Il faudra que j'en parle à Elisa.

Elisa, sa petite amie depuis trois ans déjà. Une fille géniale. Jeune, jolie, drôle et intelligente. Son double féminin en somme. Il en a de la chance mon frangin...

- Bon, les jeunes, c'est pas que ce que vous dites ne m'intéresse pas, mais va falloir vous presser si vous voulez pas être en retard !
- C'est bon Maman, t'inquiètes, je la conduis en voiture la soeurette.

Maman. Hélène. Je déteste ce prénom. En ce moment, j'aime pas trop ma mère non plus. Pourtant, j'ai pas spécialement l'impression qu'elle a changé. L'adolescence, ça s'appelle. Malgré cela, j'obéis sans broncher, et prends un croissant.

- Bon courage Lenny !
- Maman, arrête de m'affubler cet horrible surnom, je suis plus une gamine !
- D'accord Lenny...A ce soir !

Grrr...Pourquoi est-ce qu'ils ont choisi de m'appeler Léna si c'était pour m'attribuer ce sobriquet complètement pathétique, je vous le demande ! Je ne réponds pas, et tourne les talons, suivi par mon frère. Je monte dans sa voiture, une masse de tôle toute bleue, agrémentée de 4 roues et d'un moteur. Le truc innommable tellement il est moche. Enfin, tant que ça tient jusqu'au bahut, je m'inquiète pas.
Gauthier démarre, et de mon côté, j'enfourne mon croissant. Tout en mangeant, je médite, comme d'hab. Je ne suis pas malheureuse. Non. Je dirais plutôt blasée. J'avoue, en ce moment, mon rêve le plus fou, c'est d'être à la retraite. Je sais, ça semble bizarre d'être blasée à mon âge. Mais bon, que voulez-vous, on se refait pas...
Tiens, je me rends compte que je me suis pas encore présentée. Je sais, je suis une sale gamine malpolie, mais bon, comme je vous le disais, on ne se refait pas hein... Donc, je m'appelle Léna et j'ai 18 ans. Je suis Franco-Allemande, ce qui signifie que j'ai un père Allemand et une mère Française. Je vis dans une grande ville de l'Allemagne, où je passe mes journées dans un lycée de merde. Et en plus de ça, au lieu de bien bosser pour pouvoir me tirer le plus vite possible, j'ai réussi à redoubler ma terminale. Oui je sais, je fais pitié. J'écoute du rock, mais ça je l'ai déjà dit, j'écris mes propres textes depuis l'âge de 13 ans à peu près, et je joue de la guitare, de la batterie, et du piano. Et évidemment, je chante. C'est le seul avantage que j'ai trouvé à naître dans une famille de bourges, au moins, j'ai pu prendre des cours de musique, et j'ai pu avoir gratos tout ce que je voulais. Je suis totalement asociale (enfin, c'est ce qu'on me dit), j'aime foutre la merde, je déteste les pétasses du bahut, j'ai un fichu caractère, mais je me soigne. Ou pas. Et puis pour les qualités, j'avoue que j'en vois pas trop là, à première vue. Mis à part que, justement, je suis bonne musicienne et bonne chanteuse (sans me vanter), je vois pas. Physiquement, je suis tout à fait passe-partout, ni trop moche, ni trop belle. J'ai les cheveux noirs, les yeux verts. Je suis assez grande, genre 1m70, et je suis mince. Je ne vous dirai pas combien je pèse, ça se dit pas ces trucs là. Enfin bref, beaucoup de garçons doivent me trouver à leur goût, puisqu'ils me font du rentre-dedans dès qu'ils en ont l'occasion, mais en général, je les remets vite à leur place, et ils évitent de réitérer leurs regards envieux. Voilà. J'espère que ça vous suffira pour l'instant, parce que j'ai rien de plus à ajouter. Je mène une vie banale à faire peur, plate. Pas d'emmerdes, pas de joie non plus.

Ah, on arrive. Un n½ud se forme dans mon estomac, mais je préfère l'ignorer. Qu'est-ce que je déteste le bahut...Il faut dire que j'ai pas beaucoup d'amis, si ce n'est, pas du tout, mais bon, je suis pas aimable non plus, donc, ça se comprend. Bref.


- T'inquiètes pas, ça va bien se passer, me lance mon frangin, compatissant.

Encore une fois, il a lu dans mes pensées...

- Comme toujours, je m'en sortirai....Merci de m'avoir amenée !
- Pas de quoi ! A ce soir ! Lance-t-il gaiement.

Je lui souris, et descends. Et c'est reparti pour une année de galère...

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Coucou !

De retour !

Alors, ce chapitre 1, qu'en pensez-vous ? Bon, évidemment, il est carrément pourri au niveau "action", mais bon, ça me semble normal, pour un début.... Donnez-moi votre avis !!

=> Dialogues : Comme ce chapitre, ou ... "Moi : gna gna gna" - Gauthier (souriant): Gna gna gna..." ???

* Les citations en titre de chapitre n'ont pas forcément de rapport avec le contenu de l'article. Profitez-en pour me donner votre opinion sur la citation, ça me fera plaisir...

* Même si je sais que la plupart d'entre vous sont en vacances, j'espère avoir quelques com's... Disons : 30 ?!?

Bizouxxx !!

Anonyymal


PS : Cette Léna n'est pas la même que dans mon ancienne fic...

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:38

Modifié le samedi 04 octobre 2008 10:10

Chapitre 2 Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès (H.Ford)

Chapitre 2 Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès (H.Ford)
Lundi 2 septembre_7h50

Je me fraye un passage au milieu de tous ces abrutis qui attendent leurs « amis » devant l'entrée, de manière à bien bloquer le passage à ceux qui rentrent. Certains anciens élèves de ma classe me jettent un regard noir, et je me fais un plaisir de le leur rendre. Il faut dire qu'ils ne m'ont pas beaucoup connu, étant donné que je ne suis arrivée ici que vers mars dernier. Avant, j'habitais à Paris, et là, j'avais une vie heureuse. Banale, certes, comme ici, mais heureuse. J'avais des amis, un lycée sympa, des loisirs...Ici, plus rien. Mais bon, je ne fais pas beaucoup d'efforts non plus...Bref, même s'ils ne m'ont connu que quelques mois, ils ne m'aiment pas beaucoup, les anciens élèves de la terminale T4. Je me demande ce qu'ils foutent là d'ailleurs. Ils n'ont pas pu tous redoubler, c'est pas possible ! Je souris à cette idée, ce qui me vaut quelques regards méprisants en plus. Je m'en contrefiche. Je toise tous ces connards, et passe devant eux, hautaine. Je me dirige vers un banc, mon banc. J'y suis souvent seule, parfois accompagnée de quelques énergumènes qui m'ont accepté dans leur bande d'exclus de la société. A cause, ou grâce à mon look plutôt rock, ils sont venus vers moi directement. On ne peut pas vraiment dire qu'on s'entend bien, et encore moins que nous sommes amis, mais on se supporte, dirons-nous. Ils me tolèrent, et je les tolère. Parfois, nous rions bien ensemble, j'avoue, mais à d'autres moments, nous sommes simplement assis, sans parler. Chacun regarde dans une direction, et pense. Ah tiens, en parlant d'eux, ils arrivent. Il en manque deux, les deux seuls qui ont décroché leur bac. Et ouais, en plus d'être « exclus », ils sont aussi cons que moi, c'est dire...Echange de bise, et de poignées de mains. Quelques questions d'une originalité sans faille sur nos vacances, et c'est reparti pour une année de silence. Qui pourtant veut tout dire. Un silence qui crie : « Eh Oh ! Venez ! Venez nous parler ! On n'est pas cannibales, on ne va pas vous bouffer ! »
Je vous fais une rapide présentation ? C'est parti. Alors, vous voyez le grand blond là, avec une clope dans la bouche...Oui, celui qui porte un baggy vert et un tee-shirt orange...Lui c'est Mattéo. Il veut toujours se démarquer...Malheureusement, ça ne lui réussit pas trop. Et elle, là-bas, avec une minijupe noire, des bas résilles et des pompes énormes, à la gothique, c'est Julia. Une fille très sympa, malgré son look et son mutisme très fréquent. En général, elle ne vous répond que par monosyllabes. Mais quand on fait l'effort de la comprendre, on rencontre une nana géniale.
Celui assis sur le banc...Un super beau gosse. D'ailleurs, il est toujours entouré de pétasses, des vraies groupies ces filles. Lui, cheveux d'un noir de jais, comme moi, yeux noirs, et vêtements noirs. Grand, mince, le regard profond, et en plus de ça, hyper cultivé. Trop même. A cause de ça, les pauvres minettes qui le matent à longueur de journée finissent toujours par se faire envoyer bouler comme des merdes. Et toc. Je me demande comment il a fait pour se rater d'ailleurs. Avec sa culture générale, le baccalauréat aurait dû lui être offert sur un plateau. Mais bon, on ne le voit pas souvent en cours, Maël... Moi, il m'aime bien. Il a compris que je ne traînais pas avec lui pour son physique, mais plutôt pour sa capacité à avoir un avis sur tout. Il sait toujours échanger, sur n'importe quel sujet, que ça soit les barbies, la mort de Kennedy, ou la Guerre du Golfe. Hallucinant, je vous jure. Et enfin le dernier, oui, le boutonneux avec des binocles là...Pierre. Un humour à deux balles ce type, et un physique de merde. Mais toujours là pour t'écouter quand ça va pas, toujours un bon conseil à donner. Motif du rejet de Pierre par la communauté du bahut ? Son physique d'intello, évidemment. Julia et Mattéo ? Leur look. Ils font peur. Les gens n'aiment pas la différence, c'est bien connu. Quant à Maël, il s'est isolé tout seul. Il en avait assez de toutes ces minis putes qui n'attendent qu'à être dépucelées, et franchement, quand je les regarde, je le comprends. Tiens, ça sonne. Merde, j'ai même pas regardé en quelle classe ils m'avaient casé... Tant pis, j'arriverai en retard. Mine de rien, ça ne changera pas de d'habitude...N'empêche, j'ai plutôt intérêt à bosser cette année. J'ai pas l'intention de refaire une troisième terminale. Je suis les autres, qui rentrent dans l'immense bâtiment qui nous sert de lycée. Je leur adresse un bref signe de tête, et me dirige vers le tableau d'affichage, en bas des escaliers. Ben tiens, juste pour me faire galérer un peu plus...A nouveau, je joue des pieds et des mains pour passer, et finis par atteindre ce putain de tableau punaisé de partout. Reste à trouver mon nom...bah oui, moi, seule au milieu de 2000 âmes toutes plus mesquines et perfides les unes que les autres, ça va pas être du gâteau de me retrouver. Alors...B....C....D....E...Ah ! E ! Alors...Léna E******....Voilà ! J'ai trouvé ! Je fais du rapide cette année, faut croire que je commence à m'habituer au protocole. Alors....Terminale T6. Salle 402. Ok, c'est parti. L'avantage, c'est qu'il ne reste plus grand monde dans les couloirs. Dix minutes après le début des cours, c'est tout ce qu'il y a de plus normal. Alors...398...400...402 ! C'est là. J'inspire, et frappe. Une voix me fait signe d'entrer. J'obéis donc, et reste figée d'horreur. Oh non, pitié pas elle !


- Tiens tiens...Mademoiselle E****** Ca faisait longtemps !!! Depuis quand ne nous sommes nous pas vues déjà ...Ah oui, c'est vrai ! J'allais dire, depuis juin dernier, mais en fait, vous avez séché tous mes derniers cours donc...Ca fait un moment, n'est-ce pas ? Et que me vaut « l'honneur » de ce retard, mademoiselle E****** ?

Mademoiselle Taupier. Si elle savait à quoi son nom fait penser en Français...Heureusement pour moi, elle ne parle pas un mot de ma langue maternelle. Mademoiselle Taupier, professeur de maths, au moins 55 ans et toujours vierge. Enfin, je crois. En tous cas, elle finira vieille fille, c'est sûr. C'était déjà ma prof l'année dernière, et apparemment, il se trouve que c'est toujours le cas...Merde. En plus, elle dit vrai, j'ai séché la plupart de ses cours l'an passé. Elle va me le faire payer... Elle me déteste, comme elle détestait aussi l'Africain et la Juive qui étaient dans ma classe. Sauf que eux, il on eu leur bac, et sûrement avec mention, en plus de ça. Espèce de raciste, va.

- Hum, Hum, reprend la vieille peau, je vous ai posé une question il me semble, mademoiselle.

Vieille pomme toute ridée...Bon alors, qu'est-ce que je réponds à ça moi ?

- Euh...Je me suis perdue dans les couloirs, lançai-je en prenant la première excuse qui me venait à l'esprit.

En entendant les rires du reste de la classe, et en voyant le regard glacial de cette connasse de prof, je me rends compte de ma connerie. Putain de cerveau, t'aurais pas pu trouver encore plus con, non ? Les autres continuent de rire bêtement. Ok, ok, c'était débile, vous pouvez rire. Mais la matheuse les interrompt d'un geste sec de la main, et tourne sa tête de vipère vers moi, pauvre accusée, en ce moment même interrogée par l'avocat de l'accusation ou de la défense, peu importe.

- Ah bon ? Perdue vous dites ? Dommage, pour une redoublante...Et bien écoutez, allez donc vous perdre un peu dehors mademoiselle...Bonne journée !

D'accord. Ca, c'est la phrase typique qui, grosso modo, signifie : Vous êtes virée. Merde. Mon père va gueuler si il reçoit un papier du proviseur expliquant que sa fille s'est faite virer du cours le jour de la rentrée. Si j'avais eu un peu de volonté, j'aurais tenté de rester en cours en m'excusant platement. Oui mais voilà, je n'ai absolument aucune volonté. Et en plus de ça, je hais cette prof. Je tourne donc les talons, non sans avoir lancé un clin d'½il équivoque à Julia, qui a priori est encore dans ma classe cette année. Elle me sourit, et je quitte la salle, en prenant bien soin de claquer la porte derrière moi. Immature comme geste, certes, mais ça soulage. J'entends déjà les cris de la vieille peau, qui va passer ses nerfs sur les autres. Bien fait.
Bon, qu'est-ce que je vais faire moi, maintenant ? Je vais en perm ? Non, j'ai pas envie de bosser, et puis de toutes façons, j'ai rien à faire. Dans la cour ? Il vaut mieux pas, si je me fais choper par le dirlo, je suis foutue. J'ai pas très envie de réentendre une énième fois sont discours de proviseur-papa compréhensif, qui explique que la vie est dure dehors, et que par conséquent, il vaut mieux travailler correctement ici. Qu'il ferme les yeux pour cette fois, mais que, à la prochaine incartade, il sera obligé de convoquer mes parents. Donc, il ne me reste plus beaucoup d'options. Ah si tiens, je vais aller faire un tour à « l'atelier ». C'est là où bosse Elisa, la copine de mon frère. Elle est styliste, mais se contente de faire de la vente en attendant qu'un riche mécène remarque ses dessins. N'empêche qu'elle m'a montré ses ½uvres, et qu'elle se débrouille vraiment bien. J'espère pour elle qu'elle finira par être acceptée dans le monde de la mode... A cette heure-ci, il ne doit pas y avoir beaucoup de clients, et en ce moment la patronne de la boutique est malade, Elisa m'autorise donc à venir glander de temps à autres, et même parfois à faire des essayages. Qui plus est, elle ne me dira rien sur le fait que je me suis fait virer, elle était pire que moi en cours donc...


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Hallo tout le monde !!

Je sais, je sais, la suite est en retard... Mais je suis un peu trop "surveillée" par mes parents chéris en ce moment, et il ne vaut mieux pas que je passe trop de temps sur l'ordi... =(
Alors, cette suite ? Toujours aussi "palpitante", mais ne vous en faites pas, le chapitre 2 sera un peu plus riche en action... Bah oui, faut bien planter le décor =D

30 com's pour la suite ? Je vous attends =)

Bizouxxxxxx !!!

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 09:33

Modifié le samedi 04 octobre 2008 10:11

Chapitre 3 : Quand on voit du bonheur, on dit que ça n'arrive qu'aux autres. Quand on vit du malheur, on dit que ça n'arrive qu'à soi.

Chapitre 3 : Quand on voit du bonheur, on dit que ça n’arrive qu’aux autres. Quand on vit du malheur, on dit que ça n’arrive qu’à soi.
Lundi 2 Septembre, 8h30.

Sans un regard en arrière, je quitte donc ce bahut pourri. Je n'y serais pas restée longtemps pour une première journée...Il faut dire que je n'ai cours que durant la matinée, alors, tant pis. Je ne raterai pas grand-chose, étant donné que les habituels discours de bienvenue, visites de lycée et listes des interdictions sont les mêmes partout, j'imagine. Devant le lycée, j'aperçois Maël et Pierre. Je leur adresse un signe de la main, qu'ils me rendent, et me dirige vers le centre-ville. 10 minutes de marche à peine. Arrivée à destination, j'entre dans la boutique. Elisa est là, occupée avec une cliente, une grosse bourgeoise bon chic bon genre, exactement comme ma mère. Elle me sourit, et me fais signe de m'asseoir, chose que je fais. Un quart d'heure plus tard, la cliente est partie, et la patronne de « L'Atelier » s'est encore enrichie sur le dos des autres. Elisa me rejoint, et me lance :

- Alors ma Belle, qu'est-ce qui t'amène ? T'es pas censée être en cours aujourd'hui ?
- Si, je réponds, mais je me suis faite virer par la prof de maths. Je peux rester un peu avec toi ? Si ma mère me voit rentrer si tôt, je peux signer mon arrêt de mort.

Elle sourit.

- Tu sais bien que tu peux rester autant que tu veux tant que la patronne n'est pas là...Par contre, Gauthier passe ce midi, et m'emmène déjeuner. Tu t'arrangeras avec lui...
- Aucun problème ! Merci !

Je me précipite vers les rayons pour m'adonner au sport favori des filles : le shopping. Et oui, j'ai beau être un peu différente de toutes ces pétasses, nous avons au moins ça en commun...Je peux être très féminine quand je veux, même si mon look habituel en fait fuir plus d'un...

Vers midi, la sonnette de la porte d'entrée retentit gaiement. Je m'attends à encore voir débarquer l'une de ces mères de famille ennuyeuses et ternes à mourir, mais c'est Gauthier qui franchit le seuil. Il lance un grand sourire à Elisa, et se précipite vers elle pour l'embrasser. Qu'ils sont beaux tous les deux...Parfois, je les envie, et parfois, leurs niaiseries d'amoureux transis me donnent la gerbe. Mais il faut bien avouer qu'ils forment un très beau couple...Qui plus est, Elisa est vraiment une fille géniale, et a su « dompter » mon frère, qui avait plutôt une réputation de tombeur. Cinq mois déjà qu'ils sont ensemble. Voyant que leur baiser langoureux s'éternise, je décide de signaler ma présence par un léger raclement de gorge. Aucune réaction. Je réitère, un peu plus fort ; cette fois, Elisa m'entend. Elle sourit et tourne la tête vers moi. Suivant son regard, Gauthier se tourne à son tour. Je m'efforce d'afficher un sourire, mais vu sa tête, ça doit plutôt ressembler à une grimace. Bon, tâchons de faire preuve d'un peu de diplomatie si je ne veux pas finir en charpie... Ou pire, balancée à mon père. Je ne sais pas trop si Gauthier est capable de me faire un truc pareil, mais connaissant le châtiment qui m'attend si jamais mon père apprend que je me suis faite virer en...même pas 10 minutes, je préfère ne pas courir le risque.


- Hum...Salut grand frère ! Lançai-je, peu sûre de moi.
- Léna ?!? Mais qu'est-ce que tu fais là ? T'es pas censée être en cours ?
- Euh...Si, si je rétorque, mais euh...
- Mais tu as réussi, soit à te faire renvoyer, soit à carrément sécher le cours...me lance-t-il, sur un ton réprobateur, moralisateur et donneur de leçons à souhait.
- Non, j'ai pas séché ! Je crie, mais euh... par contre, la première...option est celle que je choisirai pour justifier ma présence ici ! Risquai-je.
- Léna...Mais qu'est-ce que je vais faire de toi Bon Dieu...soupire-t-il.
- Ca, j'en sais rien, mais je sais ce que tu ne vas pas faire...
- Ah bon ? Et quoi donc ? Questionne-t-il, méfiant.
- Tu ne vas pas me dénoncer aux parents....hein ?

Il me lance LE regard qui tue. Genre, celui qui annonce ta mort, là, tout de suite. Je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé de recevoir ce regard là, mais je vous jure qu'il fait froid dans le dos. Je rougis. Ai-je sorti la vanne de trop ?
Soudain, sa grimace s'étire en un sourire, ses yeux redeviennent doux, comme à l'habitude, et il éclate de rire. Elisa ne tarde pas à le rejoindre. Et on dit que le rire est contagieux...Moi, je ne ris pas du tout. J'ai déjà suffisamment de mal à piger ce qui se passe...


- Tu crois vraiment que je pourrais te faire subir une atrocité pareille ? Moi aussi, j'en ai séché des cours et moi aussi j'ai dû endurer les parents pendant 18 ans...Et à l'époque, personne ne pouvait me couvrir...
- Ben quoi ? Protestai-je, je prends mes précautions, sait-on jamais...Des fois que tu serais pris d'une crise de folie ou...ou que tu serais mordu par un chien enragé, je sais pas moi !

Les deux tourtereaux sont toujours morts de rire devant moi ; résignée, je finis pas rire à mon tour. Heureusement que la patronne n'est pas là... Une fois son fou rire calmé et sa respiration retrouvée, Gauthier me lance, tout sourire :

- Ne t'inquiètes pas Soeurette, je ne te balancerai pas...Mais en échange, tu me dois une petite compensation...

J'acquiesce d'un hochement de tête, légèrement inquiète. En règle générale, les services de Gauthier sont plutôt tordus...Mais cette fois-ci, je n'ai pas vraiment le choix...

- Et bien voilà : Cette après-midi, je dois photographier des Allemands, et comme tu le sais bien, je ne parle pas un mot de la langue de Goethe...tu pourrais venir m'aider, et traduire ?

Ouf ! Je respire. Ce n'est que ça ! Il est vrai que contrairement à moi, Gauthier est resté en France, lors de notre déménagement. Evidemment, il était majeur, lui, et il a eu le choix. Même si son métier de photographe le fait énormément voyager, il est loin d'être bilingue, et il a vraiment du mal à parler Allemand...À l'inverse de moi, qui l'avais déjà appris en primaire, et qui n'ai eu aucun mal à m'adapter au changement de langue... Heureusement pour lui, Elisa est quadrilingue, et elle parle couramment Allemand, Anglais, Espagnol et ... Français ! Sinon, je ne pense pas qu'ils seraient ensemble à l'heure où je vous parle... Et en même temps, depuis qu'il est fou amoureux, comme il dit, on le voit de plus en plus souvent en Allemagne...D'ailleurs, il s'est déniché un petit atelier, où il peut travailler quand il est ici. Enfin bref, tout ça pour vous dire que son petit chantage n'a rien d'alarmant par rapport à ceux qu'il me fait d'habitude... J'ai même dû une fois lécher un sol qui était vraiment répugnant, alors, ce n'est pas une bête traduction qui va me faire peur.

- Sans problème !
- Marché conclu ! Lance-t-il joyeusement ! Bon, je t'invite à déjeuner ?



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Hallo les miss !!

Comment ça va aujourd'hui ? Alors, cette troisimèe partie ? On commence à deviner ce qui va se passer, non ? Et puis, rassurez-vous, "l'action" arrive bientôt !! =D

30 com's pour la suite, svp !!

BizoOuxxxx !!!

# Posté le lundi 28 juillet 2008 09:50

Modifié le samedi 04 octobre 2008 10:12